Mali/ Confusion et incertitude

Le changement brutal de tout régime n’a jamais été favorable à la quiétude et encore mieux à la stabilité souhaitée. Le cas malien est d’autant plus confus au regard de l’environnement qui prévaut.

Si le coup d’état militaire du 18 août avait à l’entame reçu l’adhésion d’un pan important de la population, aujoud’hui la sérénité ne semble pas être au rendez-vous. La cohésion n’a été que de façade et de courte durée. Et pour cause, les actes de dissidence idéologique, politique, militaire, sécuritaire et internationale semblent compromettre à raison la lutte.

Il fallait s’y attendre. Cette nouvelle approche est la preuve que ce putsch est loin d’être le vœu d’une masse critique des Maliens. Si IBK est loin d’être le dirigeant souhaité comme semble l’exprimer certaines opinions majoritairement portées par le M5 RFP, il n’en demeure pas moins que les Maliens ne se sont pas préparés à s’accorder sur un dirigeant unanime pour la transition.

En tout cas pour l’heure, les appétits s’aiguisent et les désaccords s’affichent. Ceux qui ont acclamé le coup d’Etat dénoncé par tous, font face à de multiples problèmes, car l’équation se révèle difficile à résoudre.

C’est la preuve de l’immaturité politique et de gouvernance des putschistes. La digue qu’est le Mali risque de sauter au regard des démêlés de points de vues de tous les acteurs.

Que faire pour contenir les uns et les autres, l’arithmétique semble impossible. Du moins pour le moment. L’espoir de changement tant clamé est loin d’être acquis. Face à cette incertitude, deux dirigeants sont dépêchés chez le partenaire stratégique dans cette lutte contre le terrorisme: La France.

Emmanuel Macron va échanger sur la question malienne avec Macky Sall du Sénegal dont une bonne partie des recettes fiscales viennent du Mali et Alassane Dramane Ouatara de la Coté d’Ivoire qui fait face à une fronde interne, en l’occurrence une forte contestation politique à la veille des consultations présidentielles.

Plusieurs problèmes dont il faut impérativement apporter des solutions immédiates au Mali pour éviter que le risque ne s’accroisse. L’ensemble des problématiques et des sujets d’actualités n’exclut rien par principe. Pèle- mêle, on peut énumérer

  • le problème des religieux concernant le haut conseil islamique
  • La division des syndicats
  • La division du CNJ
  • La division de L’AEEM

De l’autre côté

  • des militaires exigent la libération de certains généraux.

Les militaires et le M5 RFP doivent faire énormément attention, en ouvrant plusieurs fronts car les défis sont nombreux.

  • Le problème sécuritaire au nord et au centre
  • Les fonctionnaires ne sont pas encore payés
  • Les enseignants réclament
  • Les exigences de la CEDEAO dont certaines ont commencé par avoir des débuts d’exécution.

De tout ce qui précède, il est clair que la rémission de la crise de gouvernance et politique n’est pas pour demain

Adam Adjronou, journaliste et analyste politique

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