La 29ème journée internationale de l’écrivain africain célébrée à Lomé a tenu toutes ses promesses

La 29ème édition de la journée internationale de l’écrivain africain portée par la Pan-african writers association (PAWA) et célébrée chaque 07 novembre a été observée le 09 novembre dernier en mode hybride (en présentiel et en virtuel) au Togo. Ce rendez-vous qui a eu pour cadre l’auditorium de l’université de Lomé et délocalisé pour la première fois du Ghana, ce après 30 ans de vie de PAWA, a tenu toutes ses promesses. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de l’approche précautionneuse entretenue sur toute la chaine de l’organisation. Nombreux sont les membres de PAWA venus d’horizon divers à l’instar de M. Wale Okediran secrétaire général de PAWA, à faire le déplacement de Lomé pour être témoin de ce rendez-vous organisé en collaboration avec l’association des écrivains du Togo (AET). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre togolais de la culture et du tourisme, Dr Gbegnon Lamadokou, en présence de la présidente de l’AET et vice-présidente Afrique de l’Ouest de PAWA, Prof. Kouméalo Anaté, du Secrétaire Général de PAWA, Dr. Wale Okediran, des représentant de l’ambassade de France et de l’organisation internationale de la francophonie, de nombreux responsables du monde littéraire et universitaire.

Dans son mot de bienvenue, le Prof. Kouméalo Anaté a témoigné, au nom de l’AET, toute sa reconnaissance au secrétaire général de PAWA pour le choix porté sur le Togo d’une part, pour avoir associé très tôt le pays à son combat pour une meilleure visibilité de la culture et la littérature en Afrique, pour la valorisation de la production littéraire comme moteur de développement, outil de rapprochement des peuples, de consolidation de la paix et des valeurs du bien vivre ensemble. Elle a salué la mobilisation des écrivains venus de très loin mais aussi la présence de tous les acteurs du livre et du public étudiant. Selon elle, tant que le domaine de la créativité artistique et littéraire restera le maillon faible, les Etats africains peineront à accélérer le développement humain et durable souhaité. D’où l’urgence de donner une place centrale à la culture d’une manière générale et de valoriser davantage les œuvres littéraires des togolais dans notre système éducatif.

Le secrétaire général de PAWA, Dr. Walé Okediran, n’a pas tarit d’éloge à l’égard des autorités togolaises pour leur sincère engagement pour la cause littéraire et pour le chaleureux accueil réservé à lui et à toute sa délégation. Après avoir fait une petite historique de la PAWA, des actions entrepris et expliqué les motivations de cette délocalisation dont le Togo inaugure l’avènement, il a salué le savoir-faire du comité d’organisation qui a su nous faire vivre une journée inédite.

Le Ministre de la culture dans son allocution d’ouverture a dit toute sa gratitude aux responsables de PAWA pour leur constant effort en faveur d’une meilleure visibilité de la culture et de la littéraire en Afrique. Après un tour d’horizon des planifications politiques du Togo en faveur de la promotion culturelle, il a souhaité que les acteurs du monde littéraire ne baissent pas la garde face aux menaces qui bouleversent ostensiblement l’essor de la littéraire déjà éprouvé par un marché du livre quasi inexistant. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts en vue de l’émergence des industries créatives au Togo.

Prof Anaté presidente de l’AET

L’orateur principal le prof. Alemdjrodo dans sa conférence sur le thème « La littérature au service de l’éducation du citoyen. Statut, formes et transmission », a signifié qu’il est possible d’affirmer qu’à travers la lecture de la littérature, le citoyen acquiert une capacité éducative suffisante pour modifier son rapport au monde. Certaines études ont démontré le lien entre littérature et valeur. Il y a dans le texte littéraire plusieurs types de valeurs, en l’occurrence trois : la valeur- grandeur, la valeur-objet et la valeur-principe.

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