CEDEAO/Les FAMA UNE TRISTE REPUTATION

Chronique d’Adam Adjronou

La CEDEAO est reconnue comme l’une des régions les plus instables du berceau de l’humanité avec des poches de résistances difficiles à désamorcer.Si cette analyse est objective,il n’en demeure pas moins que ses armées font prevaloir une discipline sans reproche qui leur confère le caractère republicain.Toutes fois si les arguments qui ont motivé l’immixtion des armées Burkinabè,Guineenne dans la vie politique de ses pays sont motivées par des clichés endogènes ,le cas malien devient presque une énigme par sa rethorique.
8 ans après l’un des pirs putch que l’Afrique ait connu,l’armée revient a la charge le 18 août 2020 dernier en forçant IBK à la demission.
Certes,le président malien IBK est arrivé au pouvoir dans un contexte sécuritaire peu favorable.

Au lieu que la structuration de l’armée Maliènne en une armée forte et républicaine soit l’ideale partagée par ses acteurs,il est la benjamine de ses préoccupations.Un pays dont l’armée est incapable d’assurer l’intégrité mais qui se trouve ètre championne en coup d’Etat se doit de se remettre en cause.
Le putsch de 2012 a précipité la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg et aux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda dans le nord du Mali.Les FAMA ont perdu plusieurs élements et a mème alimenter en materiel et autres munitions, preuve de sa deteinte voir sa deliquessence.
Elle doit sa survie
par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement, mais les violences se sont déplacées vers le centre du pays et ont débordé au Burkina Faso et au Niger.

Chronologie des putchs

19 novembre 1968
Le groupe de militaires, dirigés par le lieutenant Moussa Traoré, renverse le président malien Modibo Keita, en poste depuis l’indépendance en 1960. Un gouvernement provisoire est formé avec l’intention d’assainir « la situation sous tous les plans », notamment en instaurant des réformes démocratiques.

26 mars 1992

Le renversement du président malien Moussa Traoré, au pouvoir depuis 1968, est suivi par une transition démocratique qui entraînera la tenue d’élections législatives et présidentielle en 1992.

22mars 2012

Insatisfait de l’action de leur gouvernement face aux rebelles touaregs et aux djihadistes qui luttent pour l’indépendance de l’Azawad, des militaires renversent le président malien Amadou Toumani Touré. La Constitution est suspendue et la transition assurée par un comité que dirige le capitaine Amadou Haya Sanogo.

12 août 2018

Malgré la qignature d’un accord de paix entre le gouvernement et les rebelles djihadistes en 2015, les violences persistent au Mali. Une élection présidentielle se tient tout de même le 12 août 2018. Elle est marquée par la victoire au second tour du président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, avec 67,2 % des voix.

Cette nouvelle incursion de trop des FAMA prouve à suffisance que l’armée malienne à bésoin d’une thérapie,une entière refondation pour le mettre en bonne distance de la politique dont elle tient ses dérives.
Vivement que l’Afrique ne reprenne avec ses vieux démons de coup d’etat.

Adam, journaliste et analyste politique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *