Crises électorales en Afrique, le pdt de CJUR-Togo appel les chefs d’Etat africains à un changement de paradigme

José Amoussou

Les parcours électoraux sur le continent africain sont marqués par de multiples crises ses dernières années. Une évidence partagée par le président de la coalition Jeunesse Unie pour la Renaissance ,José Amoussou Kpéto qui s’indigne devant de telle propension surtout en un moment où le monde entier est secoué par la double crise ;sanitaire et économique .Dans un manifeste ,cet acteur de la société civile connu sous ses prises de position pragmatique cri sa désolation et interpelle les Chefs d’Etats africains à un changement de paradigme dans les pratiques politiques sur le continent pour économiser au continent ces crises à répétition qui sapent ses prévisions .Les cas béninois ,Sénégalais et Tchadien sont révélateurs d’une politique tentaculaire aux élans rébarbatifs qu’il faut à tout prix désamorcer.

Au Benin,Reckya Madougou, dont la candidature pour la présidentielle du 11 avril avait été invalidée, a été arrêtée le 2 mars à l’issue d’un meeting à Porto-Novo. Elle est poursuivie pour « association de malfaiteurs et terrorisme »

 José Amoussou réagissant sur cette arrestation  a signifié que la CJUR-Togo n’a pas pour vocation de juger, et encore moins d’être partisan, devant telle ou telle situation survenue dans tel ou tel pays Africain.

Selon lui, L’ancienne ministre Béninoise, Reckya Madougou est connue pour défendre, certes avec conviction et force, l’évolution des Démocraties en général en témoigne sa présence sur plusieurs panels panafricains et n’a jamais admis aucun acte abject sur le continent.

« Pratiques d’un autre temps »

Toutefois, comment imaginer que cette responsable politique puisse aller jusque s’engager dans une campagne de déstabilisation de l’Etat et de l’ordre public, par des moyens détournés, jusqu’à provoquer son arrestation le 3 Mars à l’issue d’une réunion de son parti, les Démocrates ? N’y aurait-il pas dans ce pays également, le Bénin, comme on a pu y assister dans d’autres récemment, en périodes électorales, un manquement à la pratique démocratique, voire aux atteintes aux Droits humains ? On peut se poser la question.

« Les populations Africaines ne laisseront pas leurs dirigeants s’enliser dans des pratiques d’un autre temps a fait remarquer José Amoussou… Espérons en cet avenir de l’Afrique »

Aux dernières nouvelles, Reckya Madougou, a été placée en détention provisoire vendredi 5 mars dans la soirée par la Cour de répression économique et des infractions et du terrorisme (Criet). La cour l’a inculpée pour « financement du terrorisme ». Elle est accusée d’avoir financé des opérations de sabotage du processus électoral en cours. Ses avocats déclarent ne pas être étonnés. « C’est un montage grossier », dénonce l’opposition.

 Dès que la Chambre des libertés a ordonné son placement en détention provisoire, Reckya Madougou a été embarquée direction la maison d’arrêt de Missérété, à la périphérie de Porto Novo. Ses avocats étaient encore à ses côtés. Elle a été inculpée pour « financement du terrorisme », deux jours après son arrestation par la police républicaine.

L’officier de la gendarmerie qui l’aurait dénoncée et celui à qui elle aurait remis l’argent destiné à organiser les troubles et le chaos sont tous les deux poursuivis pour association de malfaiteurs et actes de terrorisme. « Ce n’est pas une surprise », ironise Me Renaud Agbodjo, qui représente Reckya Madougou. « Les débats étaient politiques, pour une cause politique. C’est un procès politique », résume un autre conseil de l’opposante, Me Victorien Fade. 

Pour son confrère Me Kato ATita, la cause était perdue d’avance. « Le miracle n’est jamais possible à la Criet », dit –il. Le ministre porte-parole du gouvernement dément tout acharnement politique contre la candidate des Démocrates, recalée pour la présidentielle béninoise du 11 avril. Dans une déclaration, la plateforme de l’opposition Front pour la restauration de la démocratie exige sa libération immédiate et sans conditions.

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