Festival des Divinités Noires : Aného-Glidji prépare une 11ᵉ édition aux couleurs de l’Afrique et du Brésil
Le Festival des Divinités Noires célébrera sa 11ᵉ édition en janvier 2027 à Aného-Glidji, avec la Côte d’Ivoire, notamment la ville de Kouto, comme pays et localité à l’honneur. Le Brésil est également annoncé au programme, dans une volonté de renforcer les liens culturels entre l’Afrique et les communautés afrodescendantes. Une nouvelle étape pour ce rendez-vous consacré à la valorisation des traditions spirituelles et du patrimoine culturel africain.

Aného-Glidji s’apprête à accueillir une nouvelle édition du Festival des Divinités Noires. Prévue en janvier 2027, cette 11ᵉ édition mettra en lumière les traditions culturelles ivoiriennes, avec un accent particulier sur Kouto, dans le nord de la Côte d’Ivoire. La participation annoncée du Brésil devrait également donner une dimension transatlantique à l’événement, en favorisant les échanges entre les cultures africaines et celles issues de la diaspora.
L’annonce a été faite le 13 octobre 2026, à l’occasion de la célébration du 20ᵉ anniversaire du festival à Aného-Glidji, dans la préfecture des Lacs. La cérémonie a rassemblé des autorités coutumières, des prêtres et prêtresses traditionnels, ainsi que plusieurs personnalités, parmi lesquelles le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, Isaac Tchiakpé, et l’ambassadeur du Brésil au Togo, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes.
Vingt ans au service des traditions ancestrales
Créé en 2006 par l’Association des Connaissances Fondées dans l’Identité Noire (Acofin), le Festival des Divinités Noires s’est progressivement imposé comme un cadre de promotion des traditions spirituelles africaines. L’initiative entend préserver les pratiques héritées des ancêtres, transmettre les savoirs traditionnels et contribuer à déconstruire les préjugés associés aux religions traditionnelles africaines.
Pour son président, Maître Wilson Tètè Bahum, les vingt années écoulées constituent une étape importante dans le parcours du festival, sans pour autant marquer l’aboutissement de sa mission. Il a salué l’accompagnement des autorités et des différents acteurs qui ont contribué à la pérennisation de l’événement, tout en réaffirmant la volonté de poursuivre les efforts de valorisation du patrimoine ancestral.
Au-delà des célébrations, l’ambition demeure de faire du festival un espace de rencontre, de dialogue et de reconnaissance des héritages culturels africains. La présence annoncée de la Côte d’Ivoire et du Brésil à la prochaine édition s’inscrit dans cette dynamique d’ouverture et de rapprochement entre les peuples.
La jeunesse au cœur de la transmission
La préservation des traditions passe également par leur transmission aux nouvelles générations. Dans cette perspective, des autorités coutumières et des prêtresses envisagent l’organisation d’une « Journée Acofin » dans le cadre des semaines culturelles des établissements scolaires de la préfecture des Lacs.

Cette initiative vise à rapprocher les élèves de leur patrimoine culturel, à favoriser la connaissance des pratiques ancestrales et à encourager le dialogue entre les générations. Elle pourrait ainsi contribuer à inscrire la valorisation des traditions dans les espaces éducatifs.
Avec cette perspective et la préparation de sa 11ᵉ édition, le Festival des Divinités Noires entend poursuivre son engagement en faveur de la sauvegarde du patrimoine spirituel africain. À Aného-Glidji, l’enjeu est désormais de faire vivre cet héritage, de le transmettre aux jeunes et de renforcer les passerelles culturelles entre le Togo, les autres pays africains et la diaspora.
AGBAGAN SETH




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