« Mission de haut niveau » des présidents Faure Gnassingbé et Macky Sall au sujet de Bamako et des soldats ivoiriens détenus

Quant au Mali, une démarche diplomatique a été convenue : une « mission de haut niveau », composée des présidents togolais, sénégalais et ghanéen, se rendra à Bamako « très bientôt », selon le président de la Commission.

Tous les chefs d’État de la sous-région, a précisé Omar Alie Touray, sont d’accord pour demander la libération « immédiate et sans conditions » des 46 soldats ivoiriens détenus dans le pays depuis le 10 juillet.

Le president Macky(G) et Faure Gnassingbé(D)

Bien sûr, le numéro 1 de la junte malienne peut se braquer, mais il a intérêt à réfléchir à deux fois avant de leur fermer la porte au nez, analyse notre envoyé spécial à New York, Christophe Boisbouvier. Macky Sall est le président en exercice de l’Union africaine et il est l’un des rares chefs d’État africains qui parle encore au téléphone avec le chef putschiste malien. Et Faure Gnassingbé est le chef d’État le plus accommodant avec Bamako.

Si le colonel Goïta refuse de leur ouvrir la porte mardi, il s’isolera pour de bon et s’exposera sans doute à de nouvelles sanctions économiques et monétaires de la part de la Cédéao et de l’Uemoa.

Un membre de la délégation ivoirienne glissait à RFI que « le Mali ne doit pas oublier que la Côte d’Ivoire fournit 20% de son électricité alors qu’il nous doit quelque 40 milliards de francs CFA de factures d’électricité impayés. Mardi prochain, ce sera la mission de la dernière chance au Mali avant l’entrée dans un conflit dur où la Côte d’Ivoire ne fera plus de cadeaux à son voisin malien.

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