Adossa-Gadao 2026, une célébration vivante de l’identité tem a tenu toutes ses promesses
Au lendemain de la célébration de la fête traditionnelle Adossa-Gadao, les femmes tem se sont rassemblées, le dimanche 11 janvier, au stade municipal de Sokodé, pour l’exécution de Kossowo (ou Kosso), une danse rituelle exclusivement féminine qui met à l’honneur la beauté, l’élégance et l’identité culturelle de la femme tem.

Cette édition 2026 a été rehaussée par la présence du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports, Abdul-Fahd Fofana, fils du milieu, entouré d’autres cadres du Tchaoudjo ainsi que de femmes dignitaires, dont la place au premier rang de la loge officielle témoigne de la reconnaissance croissante de leur rôle au sein de la communauté.
Vêtues de leurs plus belles tenues traditionnelles, richement parées de pagnes, de bijoux et de coiffures soignées, les participantes ont exécuté la danse Kosso en cercle pendant près de deux heures. Au rythme des chants et des pas mesurés, elles ont balancé leurs pagnes de droite à gauche, sous les applaudissements nourris d’un public émerveillé.
Cette danse, héritée des aînées, aurait été introduite à Sokodé par des femmes tem séduites après l’avoir découverte à Djougou, au Bénin. « Nos tantes ont été charmées par cette danse et l’ont adoptée », confie une danseuse.

Une identité vestimentaire assumée
La participation à Kossowo est soumise à une exigence fondamentale : le port obligatoire de la tenue traditionnelle. « Pour danser Kosso, la femme ou la jeune fille doit impérativement porter une tenue traditionnelle. C’est notre identité, celle de la femme tem, de la femme Kotokoli », explique une participante.
Selon elle, cette exigence traduit la volonté de perpétuer l’héritage laissé par les ancêtres et de maintenir vivante la tradition. Réservée exclusivement aux femmes et jeunes filles tem, la danse Kosso intervient en soutien symbolique aux jeunes initiés d’Adossa-Gadao.
Les femmes dignitaires mises à l’honneur
Innovation introduite depuis l’édition précédente, la mise en avant des femmes dignitaires dans la loge officielle constitue une source de fierté et de motivation pour les danseuses. « Elles sont nos leaders, nos conseillères, nos dirigeantes. Les voir au premier rang nous honore davantage », se réjouit une quadragénaire.
Une tradition portée par toutes les générations
« La danse Kosso honore la femme tem. Nous sommes reconnaissantes à nos mamans de nous l’avoir léguée », confie une danseuse, sourire aux lèvres. La forte mobilisation des jeunes filles cette année témoigne de leur engagement à préserver et transmettre ce patrimoine culturel.
Comme lors des précédentes éditions, de nombreux hommes ont également répondu présents pour soutenir et encourager les femmes, renforçant ainsi la dimension communautaire de l’événement.

En marge de Kossowo, le public a également assisté à des courses et danses de chevaux, autre expression spectaculaire de la richesse culturelle tem.
En refermant ses portes, Adossa-Gadao 2026 laisse l’image forte de femmes debout, fières et élégantes, véritables gardiennes d’une culture vivante, où la tradition s’exprime autant par les rites que par le langage du corps, dans un dialogue harmonieux entre passé et avenir.
O-L




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