Togo : structure de la production minière et concentration des recettes publiques
En 2023, la production minière au Togo était dominée par trois substances principales : les phosphates (1,52 million de tonnes), le calcaire (2,94 millions de tonnes) et le clinker (1,31 million de tonnes). À elles seules, ces trois substances concentrent l’essentiel des volumes produits et structurent l’activité minière du pays sur l’année, selon le Rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives( ITIE Togo 2023).
A l’analyse des contributions financières dans les caisses de l’Etat, on relève des tendances contrastées sur la période 2022-2023, avec des ajustements de volumes et surtout une forte concentration des revenus budgétaires autour d’une poignée d’acteurs clés.

Une production dominée par les phosphates, le clinker et le calcaire
Au total, les revenus miniers déclarés en 2023 s’élèvent à 119,4 milliards FCFA. La contribution reste largement dominée par la Société Nouvelle des Phosphates du Togo, qui concentre à elle seule 106,8 milliards FCFA, soit 89,47 % du total. Ces recettes proviennent principalement des redevances minières, de l’impôt sur les sociétés et des droits et taxes douaniers.
Une diversification encore limitée
Derrière la SNPT, Scantogo Mines a contribué à hauteur de 9,0 milliards FCFA en 2023, suivie de WACEM avec 878 millions FCFA. Les autres sociétés du secteur affichent des contributions marginales.
Globalement, les redevances minières représentent 37,98 % des contributions, très largement portées par les phosphates et la SNPT, avec 43,5 milliards FCFA en 2023. Elles sont suivies des droits et taxes douaniers, à 23,34 %, et de l’impôt sur les sociétés, à 18,58 %. Les dividendes contribuent pour leur part à 8,55 % des recettes du secteur minier versées aux caisses de l’État, selon l’ITIE.
Au total, au Togo, le secteur extractif a généré quelque 124,25 milliards FCFA en 2023, quasi exclusivement dominé par le sur le secteur minier, avec 123,18 milliards FCFA de contributions. En comparaison, le secteur de l’eau (contrôlé essentiellement par la TdE), et complétant le secteur extractif togolais, représentait 1,07 milliard FCFA sur la période.




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