Journée Internationale des droits de la femme/ : l’accès à la justice pour les femmes au cœur des échanges à Lomé

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Journée Internationale des droits de la femme/ : l’accès à la justice pour les femmes au cœur des échanges à Lomé

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, édition 2026, le ministère en charge du Genre a organisé ce lundi à Lomé une rencontre d’échanges avec les femmes du Grand Lomé autour du thème : « L’accès à la justice pour toutes les femmes : enjeux, obstacles et perspectives ».
Cette initiative marque l’apothéose des activités commémoratives de cette journée dédiée à la promotion des droits des femmes.

Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures liées aux droits des femmes. En effet, malgré les avancées enregistrées, l’accès à la justice, les droits matrimoniaux, l’éducation, la formation, l’accès à la propriété et aux ressources, ainsi que la participation politique demeurent encore entravés par des lois discriminatoires, des violences et certaines pratiques néfastes.

Face à ces défis, les participants ont souligné que la concrétisation des droits des femmes passe nécessairement par un système de justice efficace et accessible, des protections juridiques renforcées et des actions résolues visant à lever les obstacles à l’égalité entre les sexes.

Selon Mme Martine Moni Sankaredja, représentante du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de l’Action sociale, cette célébration constitue une occasion de renouveler l’engagement collectif en faveur des droits des femmes et des filles. Elle a rappelé que l’Organisation des Nations Unies invite les États et les sociétés à renforcer leur détermination afin de poursuivre, sans relâche, le combat pour les droits et l’autonomisation de toutes les femmes.

Au Togo, a-t-elle indiqué, ce thème trouve un écho favorable, car il s’inscrit en parfaite cohérence avec les orientations nationales en matière de développement inclusif. Guidé par une vision durable portée par les plus hautes autorités du pays, le gouvernement a fait de l’égalité des sexes et de la promotion du genre une priorité constante de son action.

Dans cette dynamique, plusieurs réformes majeures ont été engagées dans les domaines social, politique, économique et juridique afin de renforcer les droits et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.

Sur le plan normatif, et conformément aux conventions et cadres de référence internationaux et régionaux, le Togo a procédé à la révision ou à l’adoption de plusieurs textes sensibles au genre. Il s’agit notamment du Code des personnes et de la famille, du Code pénal, du Code du travail et de la sécurité sociale, du Code foncier et domanial, ainsi que de la loi protégeant les apprenants contre les violences à caractère sexuel.

Sur le plan institutionnel, des infrastructures judiciaires et techniques ont été mises en place à travers le pays pour faciliter l’accès à la justice. Il s’agit entre autres des tribunaux, des commissariats et postes de police, des maisons de justice, ainsi que des centres d’écoute, de conseils et de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre.

Parallèlement, des actions de sensibilisation, de vulgarisation des textes et de renforcement des capacités sont régulièrement menées à l’endroit des femmes, mais aussi auprès d’autres acteurs tels que les autorités religieuses et traditionnelles, afin de promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes.

Au regard de ces efforts, le Togo a enregistré des avancées significatives en matière de droits des femmes, reconnues et saluées tant au niveau régional qu’international.

Mme Martine Moni Sankaredja a également saisi cette occasion pour rendre un hommage au Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, dont la vision, a-t-elle souligné, a fortement contribué à orienter la politique nationale en matière de genre et d’égalité entre les sexes.

Elle a enfin rappelé que l’accès à la justice est un droit fondamental pour les femmes, au même titre que tous les autres droits, et que sa concrétisation nécessite l’engagement accru et concerté de l’ensemble des acteurs.

À travers cette rencontre, le ministère entend ainsi renforcer la sensibilisation et la mobilisation autour de la protection des droits des femmes et des enfants, tout en encourageant une justice plus accessible et équitable pour tous.

Dodji KETOHOU

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