Prévention des conflits dans le Golfe de Guinée : Les acteurs attendent passer des promesses aux actions
L’activité est co-organisée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Elle réunit de hauts responsables gouvernementaux, des institutions régionales, du système des Nations Unies, des partenaires au développement afin de traduire un agenda de prévention partagé en actions concrètes et durables.

Le Dialogue objet de cette rencontre, est une plateforme orientée vers la prise de décisions, pour des engagements concrets adossés à une volonté politique affirmée. Les échanges seront structurés autour de discussions en table ronde facilitées sur les interconnexions systémiques entre l’insécurité rurale, les économies illicites, les dynamiques de déplacement et les vulnérabilités des zones côtières.
Le ministre de la Sécurité, Calixte Madjoulba a fait savoir que le Golfe de Guinée, est un espace géographique qui fait face à une convergence rapide de menaces multiples. Il a cité notamment l’extrémisme violent, le crime organisé transnational, la piraterie maritime, les trafics illicites, les conflits entre agriculteurs-éleveurs exacerbés par les effets du changement climatique, ainsi que la prolifération des armes légères et de petit calibre. Le ministre a mentionné que cette situation crée un cycle d’insécurité infernale qu’aucun pays ne peut seul affronter. Il a fait appel à des actions collectives, coordonnées et durables fondées sur la solidarité régionale et le partage d’expériences.
La cordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Togo, Mme Coumba Sow a indiqué que face à cette complexité, les réponses traditionnelles montrent leurs limites. « Nous devons adopter une approche de sécurité développementale intégrée, dans laquelle la sécurité n’est plus uniquement militaire, le développement n’est plus sectoriel, et la gouvernance devient un levier central de stabilisation », a-t-elle déclaré. Mme Coumba a fait savoir que dans ce cadre, la prévention devient un enjeu de souveraineté préventive collective, car aucune frontière ne retient les flux de menaces, qu’elles soient sécuritaires, économiques ou climatiques.
La Facilité de Dialogue envisagée, marquera un changement de paradigme fondamental. Il s’agira de passer de réponses réactives et cloisonnées fondées sur des projets à un modèle évolutif, coordonné au niveau régional, qui articule soutien à la gouvernance, création de moyens de subsistance et programmation de la protection au sein d’un cadre programmatique unique.
Il est attendu le lancement de la plateforme Facilité de Prévention pour le Golfe de Guinée (2026-2029), qui sera pilotée pour le développement et pour la prévention des conflits dans la sous-région. Une feuille de route régionale en matière de prévention sera également élaborée et adoptée par les participants. Elle définira clairement les priorités et les axes de mise en œuvre dans les cinq pays.
Le Golfe de Guinée englobe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo.
DJATO




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