Ayiza 2026 : Zio célèbre son identité culturelle et son engagement pour un développement inclusif
Tsévié a vibré, samedi 8 août, au rythme de la 54ᵉ édition de la fête traditionnelle « Ayiza », plus connue sous le nom de fête du haricot. Placée sous le thème « Ensemble pour un Zio inclusif et fort », cette célébration a rassemblé les populations des seize cantons de la préfecture autour des valeurs de fraternité, de cohésion sociale et de promotion du patrimoine culturel.

Lancée le 1er août, l’édition 2026 d’Ayiza s’est achevée dans une ambiance de ferveur populaire marquée par des moments de communion, des prières de bénédiction pour les récoltes et une mise en lumière des richesses culturelles de la préfecture. Les représentants des chefferies traditionnelles des seize cantons ont pris part à une procession solennelle, symbole de l’unité et de l’attachement des communautés à leurs traditions ancestrales.
Les festivités ont également permis au public de revivre l’histoire du peuple éwé de Zio à travers le récit de son exode et la présentation des origines de la fête Ayiza. Une grande parade culturelle a ensuite mis en exergue la diversité des expressions artistiques et coutumières de la préfecture.
Comme le veut la tradition, la célébration a été ponctuée par l’élection de la Miss Ayiza, la remise de distinctions aux lauréats des différentes compétitions organisées dans le cadre de la fête, ainsi que par des expositions valorisant les produits issus de la transformation locale. Les visiteurs ont pu découvrir et déguster des mets du terroir, témoignant de la richesse gastronomique et agricole de la région.

Au-delà de son caractère festif, Ayiza demeure un rendez-vous majeur de retrouvailles entre les fils et filles de Zio. La manifestation constitue un cadre privilégié de renforcement des liens de solidarité, de promotion du vivre-ensemble et de mobilisation des énergies autour du développement local. Elle met également en valeur les potentialités agricoles, artisanales, économiques et touristiques de la préfecture.
Présidant la cérémonie de clôture, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le colonel Awaté Hodabalo, a souligné la portée symbolique de cette fête, qu’il considère comme l’une des expressions les plus fortes de l’identité collective des populations de Zio.
Selon lui, Ayiza est bien plus qu’une simple célébration traditionnelle. Elle constitue la mémoire vivante d’un peuple attaché à son histoire et soucieux de transmettre aux générations futures les valeurs de solidarité, de paix, de respect et de travail qui fondent la nation togolaise. Le ministre a également salué les efforts de tous ceux qui, depuis plus d’un demi-siècle, contribuent à la pérennisation de cet héritage culturel, tout en exprimant sa reconnaissance au Président du Conseil pour les initiatives visant à faire de la culture un levier d’inclusion sociale, d’éducation citoyenne et de développement territorial.
De son côté, le président du Conseil supérieur des chefs traditionnels de Zio, Togbui Kokou Adzaklo Ahlan IV, a rappelé que la fête Ayiza a progressivement dépassé son rôle initial de célébration des récoltes pour devenir un espace de réflexion collective sur l’avenir de la préfecture. Il a invité les populations à puiser dans les enseignements légués par les ancêtres afin de renforcer l’unité, la solidarité et l’engagement citoyen en faveur d’un développement durable et inclusif.
À travers cette 54ᵉ édition, les populations de Zio ont une nouvelle fois réaffirmé leur attachement à leur héritage culturel, tout en affichant leur volonté de conjuguer tradition et modernité pour bâtir une préfecture plus forte, plus unie et résolument tournée vers l’avenir.
AA





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