« Notre peuple attend des décisions utiles » : le discours poignant du président de l’Assemblée nationale à l’ouverture de la session extraordinaire
Le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, a livré, le mardi 11 août à Lomé, une allocution empreinte de solennité, de responsabilité et d’engagement républicain à l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026. Dans un discours à la fois rassembleur et mobilisateur, il a appelé les députés à placer l’intérêt général au cœur de leurs travaux, dans un contexte où les attentes des populations demeurent fortes en matière de gouvernance, de justice, d’emploi et de protection de l’environnement.

Dès l’entame de son intervention, le président de l’institution parlementaire a rappelé que cette session répond à une double exigence : celle du respect du calendrier constitutionnel et celle des nécessités immédiates de la nation. « Nous sommes réunis pour donner à notre pays des règles plus sûres et plus efficaces ; pour transformer des principes en protections ; pour tracer un chemin de confiance entre l’État et le citoyen », a-t-il déclaré.
Pour Prof. Klassou, la convocation d’une session extraordinaire traduit la capacité des institutions à réagir lorsque l’intérêt général l’exige. Il a souligné que la représentation nationale doit pouvoir « se rassembler, délibérer et décider sans attendre » chaque fois que les circonstances l’imposent.
Le président de l’Assemblée nationale a également salué l’action du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qu’il a crédité d’une dynamique de modernisation de l’État, de consolidation de la paix et de transformation économique et sociale du pays. Selon lui, la qualité de la collaboration entre le Gouvernement et le Parlement constitue un facteur essentiel de l’efficacité de l’action publique au service des populations.
Revenant sur le bilan de la première session ordinaire et sur les activités menées au cours de l’intersession, Prof. Klassou a rappelé que les députés ont été au contact des populations et ont pu mesurer aussi bien les progrès réalisés que les défis qui subsistent. Il a insisté sur la nécessité de rester à l’écoute des préoccupations des citoyens, notamment en matière de simplification administrative, de sécurité économique, de création d’emplois et de préservation de l’environnement. « C’est ce réel, dans toute sa diversité, qui doit entrer avec nous dans l’hémicycle », a-t-il affirmé.
Abordant les textes inscrits à l’ordre du jour, le président de l’Assemblée nationale a souligné qu’ils répondent tous à une même ambition : renforcer les fondations de l’État tout en préparant l’avenir. Concernant le projet de loi sur les aires protégées, il a plaidé pour une approche conciliant protection de l’environnement, justice sociale et participation des communautés locales. « L’écologie ne peut être durable sans justice sociale ; la protection ne peut être légitime sans participation », a-t-il insisté.
S’agissant de la réforme des juridictions commerciales, il a mis en avant la nécessité de trouver un équilibre entre rapidité de traitement des dossiers, respect des droits de la défense et accessibilité des services judiciaires. Pour lui, derrière chaque dossier commercial se trouvent des entreprises, des emplois, des familles et une confiance à préserver.
L’un des moments forts de son discours a été son appel à conjuguer diligence et qualité dans le travail législatif. Tout en rappelant que le pays attend des réponses rapides, il a mis en garde contre les risques d’une législation approximative. « Une loi imprécise, inapplicable ou déséquilibrée coûte toujours plus cher que le temps consacré à bien la faire », a-t-il déclaré.
Dans un ton empreint de gravité et d’espoir, Prof. Klassou a exhorté les députés à débattre avec franchise, à décider avec respect et à faire de leurs divergences un facteur d’enrichissement démocratique plutôt que de division. Il a également rendu hommage au personnel administratif et technique de l’Assemblée nationale, dont le travail discret contribue quotidiennement au bon fonctionnement de l’institution.
La conclusion de son allocution a résonné comme un véritable appel au devoir. « Notre peuple attend des décisions utiles. Il ne nous demande pas de penser tous de la même manière ; il attend que nous servions tous le même pays », a lancé le président de l’Assemblée nationale devant ses collègues.
Invitant les députés à faire de cette session extraordinaire un moment de confiance démocratique et de travail intense, il a rappelé que l’histoire d’une République se construit à travers des actes concrets : une loi bien rédigée, un citoyen mieux protégé, une justice plus efficace ou encore un environnement préservé. Convaincu que les décisions prises au cours de cette session auront un impact direct sur la vie des Togolais, Prof. Komi Selom Klassou a formulé le vœu que les travaux parlementaires contribuent à renforcer la paix, la prospérité et le bien-être de tous avant de déclarer officiellement ouverte la deuxième session extraordinaire de l’année 2026.
Adjovi TOESSI




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