PAFeRT et PAISPHT : Moni Sankaredja-Sinandja évalue sur le terrain les acquis des projets dans les Savanes
La ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Moni Sankaredja-Sinandja, poursuit sa mission de supervision des projets d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT) et d’appui à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées au Togo (PAISPHT). Entamée le 17 août et prévue jusqu’au 21 août 2026, cette tournée de terrain concerne les régions des Savanes, de la Kara et des Plateaux.

Cette mission vise à apprécier l’état d’avancement des projets, à vérifier le fonctionnement effectif des réalisations, à échanger directement avec les bénéficiaires et à identifier les éventuelles difficultés afin d’y apporter des réponses adaptées et durables.
Dans les Savanes, les réalisations passées au crible
Première étape de la tournée, la région des Savanes a accueilli, le 17 août, la ministre et ses équipes techniques, accompagnées des autorités locales. La délégation s’est successivement rendue à Galpoli, dans la préfecture de Kpendjal-Ouest, à Tambango, dans la préfecture de Tandjouaré, ainsi qu’à Gnoga et Cinkassé, avant de poursuivre les visites à Dapaong.
À Galpoli, la délégation a visité un centre réalisé et équipé dans le cadre du PAFeRT. L’infrastructure comprend notamment une unité de transformation du beurre de karité, une salle d’alphabétisation, un forage et un moulin. La visite a permis d’apprécier l’état des équipements, leur niveau de fonctionnement ainsi que leur contribution aux activités économiques des bénéficiaires.

À Tambango, l’attention s’est portée sur le forage réalisé par le projet. Depuis sa mise en service, l’ouvrage contribue à améliorer l’accès à l’eau potable et à réduire les difficultés d’approvisionnement auxquelles étaient confrontées les populations.
À Gnoga, dans la préfecture de Cinkassé, la délégation a rencontré les membres de la coopérative féminine Zékoula, spécialisée notamment dans la production de soja et le maraîchage. La coopérative bénéficie d’équipements agricoles, d’un moulin et de plusieurs autres appuis destinés à renforcer ses capacités de production. Les échanges ont porté sur l’utilisation, l’entretien des investissements et leur impact sur les activités économiques des femmes.
Partout où elle s’est rendue, la ministre a insisté sur la nécessité pour les communautés bénéficiaires de s’approprier les réalisations et d’en assurer la préservation. Elle a rappelé que ces investissements, réalisés par le gouvernement sous les orientations du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, doivent être entretenus et utilisés de manière optimale afin de produire des résultats durables au profit des populations.
Le PAISPHT au service de l’inclusion professionnelle
À Cinkassé et Dapaong, la mission a également permis de mettre en lumière les actions du PAISPHT, consacré à l’insertion socioprofessionnelle des personnes handicapées.
À Dapaong, la ministre a rencontré Gnayome Yendouboame, bénéficiaire accompagnée dans le métier de la coiffure. Cette visite a permis de s’enquérir de ses conditions de travail et d’apprécier concrètement les effets de l’accompagnement dont elle bénéficie.

À Cinkassé, dans le quartier Gbatimanou, la délégation a échangé avec Abdoul Fatao, installé chez un sérigraphe. Dans le quartier Nabdara, ancien marché de bœufs, elle a également rencontré Assana Lare Kombate, couturière en situation de handicap mental et bénéficiaire du projet.
La délégation s’est enfin rendue auprès de Douti Faimoguibe, une jeune fille en situation de handicap qui apprend le métier de cordonnière auprès de son patron, Laré Wargame, au quartier Kombonloaga. Déjà engagée dans la confection de chaussures, elle a toutefois fait part des difficultés liées à sa mobilité.
Cette préoccupation a retenu l’attention de la ministre, qui a souligné la nécessité de mettre à la disposition des bénéficiaires des équipements et matériels adaptés à leurs situations spécifiques. Une démarche qui doit contribuer à renforcer leur autonomie, leur résilience et leur capacité à s’insérer durablement dans la vie professionnelle.
Un accompagnement qui s’étend aux communautés
L’étape des Savanes de cette mission a également été couplée à une formation des familles d’accueil des enfants non accompagnés sur les bonnes pratiques, ainsi qu’à la remise d’équipements agricoles à des groupements féminins.
Ces appuis s’inscrivent dans la volonté du gouvernement d’améliorer continuellement les conditions de vie et de travail des populations vulnérables, tout en renforçant les capacités des communautés à développer des activités génératrices de revenus.
Pour la ministre, cette démarche de supervision va au-delà d’un simple suivi administratif. Elle permet de toucher du doigt les réalités vécues par les bénéficiaires, de vérifier l’effectivité des réalisations, d’apprécier leur fonctionnement et d’identifier les difficultés nécessitant des mesures correctives.
À travers cette tournée, le ministère entend ainsi renforcer le suivi de proximité des politiques publiques et veiller à ce que les investissements consentis au profit des communautés produisent des résultats concrets, mesurables et durables.
Après les Savanes, la mission de supervision se poursuit du 19 au 21 août dans les régions de la Kara et des Plateaux, où de nouvelles visites des sites d’intervention du PAFeRT et du PAISPHT sont prévues.
Cette tournée traduit, au final, l’ambition de consolider les acquis en matière d’autonomisation économique des femmes rurales, d’inclusion sociale et professionnelle des personnes handicapées et de développement communautaire.
TOESSI Adjovi




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