Finances publiques : le Togo renforce les compétences de ses cadres pour mieux maîtriser la masse salariale

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Finances publiques : le Togo renforce les compétences de ses cadres pour mieux maîtriser la masse salariale

Le ministère des Finances et du Budget, en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) et l’École nationale d’administration (ENA), a lancé, lundi 5 octobre 2026 à Lomé, un programme de renforcement des capacités destiné aux cadres de l’administration publique. L’initiative vise à améliorer les compétences des agents publics et à renforcer l’efficacité de la gestion des finances publiques.

Cette série de formations s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé (PAGDSP), financé par la BAD à hauteur de 9,22 milliards de FCFA. Le projet ambitionne de contribuer à la mise en place d’un environnement institutionnel favorable à une croissance économique forte, durable et inclusive.

Le cycle de formation a démarré avec une session destinée aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF), autour du thème : « Contrôle de la solde et maîtrise de la masse salariale ». Cette session découle de la convention de formations locales conclue entre le PAGDSP et l’ENA.

Sur une période d’un an, ce partenariat prévoit l’organisation de près de 40 sessions de formation au profit de 2 202 cadres et agents issus de 24 structures bénéficiaires, réparties sur l’ensemble du territoire national.

Pour cette première session, les participants sont appelés à renforcer leur maîtrise des concepts liés au contrôle de la solde et à la masse salariale. La formation doit également leur permettre d’analyser les données salariales de l’État, de détecter rapidement les anomalies et de mieux anticiper les risques liés aux dépenses de personnel.

Les bénéficiaires seront par ailleurs outillés pour concevoir et mettre en place des dispositifs modernes de contrôle interne, développer des tableaux de bord et des indicateurs de performance, ainsi que des outils de suivi et d’évaluation des dépenses salariales.

Au total, 90 cadres de la DNCF prennent part à cette première activité. Ils sont répartis en trois sessions de cinq jours chacune, avec 30 participants par session durant le mois d’octobre.

Le PAGDSP constitue l’une des interventions de la BAD en faveur du renforcement de la gouvernance au Togo, dans la continuité de plusieurs programmes antérieurs, notamment le PARCI 1 et 2, le PAMOCI, le PAGFI et le PAE-PND. Il repose sur trois principaux axes : l’optimisation de la gestion des finances publiques et de la gouvernance financière, le renforcement du cadre institutionnel de promotion de l’investissement privé et la gestion du projet.

À travers ce projet, les autorités togolaises et la BAD entendent notamment renforcer la mobilisation des ressources financières internes et externes, améliorer l’allocation des ressources publiques, consolider l’intégrité de la chaîne de dépenses et promouvoir une budgétisation sensible au genre.

Le programme met également l’accent sur la transparence, la lutte contre la corruption et le développement du secteur privé. Plusieurs structures publiques et acteurs de la gouvernance sont concernés, parmi lesquels l’Office togolais des recettes (OTR), l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), la Cour des comptes et l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).

Le secteur privé, l’artisanat et la société civile sont également pris en compte, notamment à travers l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM), l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement et les organisations de la société civile.

Représentant le ministre des Finances et du Budget lors du lancement, le directeur national du contrôle financier, Akakpo Iyatan Komi, a souligné que ce programme a été conçu pour contribuer à l’amélioration de la gestion publique et, à terme, à l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises.

Dodji KETOHOU

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