Fiscalité : le Togo veut renforcer la confiance des entreprises chinoises

Fiscalité : le Togo veut renforcer la confiance des entreprises chinoises

Au Togo, les autorités fiscales veulent renforcer le dialogue avec les investisseurs chinois afin de faciliter leurs activités et d’améliorer davantage le climat des affaires. Une rencontre entre l’administration fiscale et les entreprises chinoises implantées dans le pays s’est tenue, samedi 3 octobre 2026 à Lomé, autour des enjeux liés à la fiscalité et aux conditions d’investissement.

Présidée par le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, la rencontre avait pour thème : « Climat des affaires et opportunités pour les entreprises chinoises au Togo ».

L’initiative visait notamment à identifier les difficultés rencontrées par les entreprises chinoises dans leurs relations avec l’administration fiscale, à lever certaines incompréhensions et à rendre les procédures plus lisibles et prévisibles.

Pour les autorités togolaises, il s’agit également de renforcer la confiance des investisseurs chinois, dont la présence s’est progressivement accrue dans plusieurs secteurs de l’économie nationale.

Trois axes pour améliorer le dialogue

À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées autour de trois principaux axes destinés à améliorer la collaboration entre l’Office togolais des recettes (OTR), l’administration et les entreprises chinoises.

L’OTR devra notamment désigner deux points focaux de haut niveau, l’un pour les Impôts et l’autre pour les Douanes, chargés de suivre les préoccupations des entreprises de la communauté chinoise. Il est également prévu l’élaboration d’un guide pratique bilingue français-chinois regroupant les principales obligations fiscales, le calendrier fiscal ainsi que la charte du contribuable vérifié.

Le ministère des Finances et du Budget est, pour sa part, appelé à examiner, dans le cadre de la préparation des lois de finances, les propositions argumentées concernant les secteurs à faible marge. Il devra également faciliter le dialogue entre les entreprises chinoises et d’autres administrations publiques, notamment les services des Douanes et de l’Immigration.

De son côté, l’Association des entreprises chinoises devra contribuer à une meilleure conformité des opérateurs. Elle est invitée à centraliser les préoccupations des entreprises sous forme de notes écrites destinées au comité tripartite, mais aussi à promouvoir les bonnes pratiques auprès des fournisseurs locaux, notamment l’utilisation de factures normalisées et le recours aux paiements scripturaux.

Renforcer l’attractivité du Togo

À travers cette démarche, le ministère des Finances et du Budget entend consolider un dialogue régulier avec le secteur privé et créer un environnement plus favorable aux investissements.

Cette volonté intervient dans un contexte de renforcement des relations économiques entre le Togo et la Chine. En 2025, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 5,43 milliards de dollars, soit une progression de 55 % en un an. La Chine s’est ainsi positionnée comme le premier fournisseur du Togo.

Pour les autorités togolaises, l’amélioration du dialogue fiscal constitue donc un levier important pour accompagner cette dynamique, sécuriser les investissements et renforcer l’attractivité du pays auprès des entreprises chinoises.

AGBAGAN SETH

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