Washington 2025 : Georges Barcola réaffirme l’engagement du Togo à une gouvernance économique rigoureuse et transparente
En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui se tiennent à Washington, le ministre togolais de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, a multiplié les rencontres de haut niveau avec les responsables des institutions financières internationales. Ces échanges, placés sous le sceau du dialogue et de la confiance, ont permis de faire le point sur la mise en œuvre du programme économique du Togo et d’examiner les perspectives d’appui à venir.

Des échanges axés sur la consolidation des réformes économiques
Au cœur des discussions figuraient les réformes structurelles et macroéconomiques entreprises par le gouvernement togolais pour consolider la stabilité financière du pays, renforcer la mobilisation des recettes internes et améliorer la qualité de la dépense publique. Le ministre Barcola a mis en exergue la pertinence des mesures engagées, notamment dans les domaines de la gestion de la dette publique, de la gouvernance budgétaire et du climat des affaires, qui demeurent essentiels à la réalisation des objectifs de la Feuille de route gouvernementale 2025.
Les échanges ont également permis de passer en revue les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par le FMI à travers la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvée en mars 2024 pour une durée de 42 mois et d’un montant total de 293,6 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 400 millions de dollars. Ce programme vise à soutenir la résilience économique du Togo, à promouvoir une croissance inclusive et à préserver la soutenabilité budgétaire.

Des progrès notables et une gestion prudente de la dette
À ce jour, le Togo a bénéficié de décaissements cumulés de près de 129 millions de dollars, traduisant la confiance du FMI dans la trajectoire économique nationale. Les conclusions de la mission du Fonds, conduite à Lomé début octobre 2025, devraient ouvrir la voie à de nouveaux décaissements, conditionnés à la poursuite des réformes et au respect des critères de performance convenus.
Le ministre a rappelé que les efforts du gouvernement visent à maîtriser le niveau de la dette publique tout en poursuivant les investissements prioritaires dans les infrastructures, la santé, l’éducation et l’inclusion financière. Il a insisté sur la nécessité d’une gestion prudente et transparente des ressources, condition essentielle pour maintenir la confiance des bailleurs et assurer la viabilité des finances publiques.
Un partenariat renouvelé avec les institutions de Bretton Woods
Les discussions avec les responsables du FMI et de la Banque mondiale ont également porté sur le renforcement du partenariat stratégique entre ces institutions et le Togo, notamment dans les domaines du développement du secteur privé, de la transformation agricole, de la numérisation de l’administration fiscale et de la transition énergétique.
Georges Barcola a salué la coopération exemplaire entre le Togo et ses partenaires techniques et financiers, soulignant que les appuis reçus ont contribué à amortir les effets conjugués des chocs exogènes récents — notamment la pandémie de COVID-19, les tensions géopolitiques internationales et les perturbations liées au changement climatique.
Une gouvernance économique en cohérence avec la vision présidentielle
En conclusion, le ministre togolais a réaffirmé la volonté du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, de poursuivre une gouvernance économique rigoureuse, fondée sur la transparence, la redevabilité et la performance. Cette orientation, conforme à la Feuille de route gouvernementale 2025, vise à renforcer la résilience de l’économie, à créer davantage d’emplois et à améliorer les conditions de vie des populations.
Ainsi, la participation du Togo à ces Assemblées annuelles s’inscrit dans une dynamique de consolidation du dialogue économique international, de mobilisation des ressources extérieures et de pérennisation des acquis des réformes engagées, confirmant la place du pays parmi les économies africaines les plus déterminées à bâtir une croissance soutenue, durable et inclusive.
Adjovi TOESSI




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