Campagne nationale de reboisement 2026 : le Togo met le cap sur 16 millions d’arbres pour restaurer son patrimoine forestier
Le Togo a donné, lundi 1er juin à Aképé, le coup d’envoi de sa campagne nationale de reboisement 2026 avec une ambition clairement affichée : mettre en terre 16 millions de plants sur l’ensemble du territoire national d’ici la fin de la saison.

C’est le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Komla Dodzi Kokoroko, qui a officiellement lancé l’opération sur le site d’Aképé, localité située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kévé, en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités administratives, militaires et traditionnelles ainsi que des acteurs engagés dans la préservation de l’environnement.
Pour cette première journée, environ 2,5 millions de plants doivent être mis en terre de manière symbolique dans les différentes régions du pays, dont 2.500 sur le site d’Aképé. Une mobilisation nationale qui s’inscrit dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, de restaurer durablement le couvert forestier togolais et d’atteindre l’objectif stratégique d’un milliard d’arbres plantés à l’horizon 2030.
À cette occasion, le ministre Komla Dodzi Kokoroko a rappelé que la Journée nationale de l’arbre ne saurait être réduite à un geste ponctuel ou cérémonial. Pour lui, la mise en terre d’un plant doit traduire un engagement citoyen permanent en faveur de la protection de l’environnement, de la lutte contre la déforestation et de la préservation des ressources naturelles.
Le choix d’Aképé n’est pas anodin. Le site accueille notamment le Centre d’enfouissement technique du Grand Lomé, infrastructure stratégique dédiée à la gestion des déchets ménagers de la capitale. Un cadre qui illustre, selon les autorités, la volonté du gouvernement de lier gestion environnementale, réduction des pollutions et amélioration durable du cadre de vie des populations.

Sur le terrain, les essences retenues ont également été choisies avec soin. Le colonel Samaro Moussa a précisé que des espèces comme le Terminalia catappa, le Khaya senegalensis ou encore le Ceiba pentandra ont été privilégiées pour leur croissance rapide et leur forte capacité de séquestration du carbone, des atouts essentiels dans le contexte actuel de lutte contre le changement climatique.
Instituée en 1977, la Journée nationale de l’arbre reste l’un des symboles les plus forts de l’engagement écologique du Togo. Près de cinq décennies après sa création, elle continue de fédérer institutions, collectivités et citoyens autour d’un même impératif : renforcer le couvert végétal national et bâtir des écosystèmes plus résilients face aux défis climatiques.
ADAMS




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