Togo–Bénin : Nouveau départ diplomatique ; l’appel du PA DJOGBENOU relayé par José Amoussou président de la CJUR Togo
Au Bénin, l’après-Patrice Talon s’annonce comme un tournant politique majeur. Le successeur du chef de l’État sera connu à l’issue de l’élection présidentielle de ce 12 mars qui clôt un cycle électoral entamé en janvier avec les législatives. Mais au-delà du duel annoncé entre les figures politiques en lice, l’enjeu dépasse la simple compétition électorale : il s’agit aussi de restaurer les relations diplomatiques fragilisées avec certains voisins dont le Togo.

Les tensions entre Bénin et le Togo, liées notamment à l’affaire du coup d’État présumé impliquant un officier béninois qui aurait trouvé refuge à Lomé, continuent d’alimenter les interrogations. Dans ce contexte, la question du dégel des relations bilatérales s’impose comme une priorité stratégique pour le prochain dirigeant béninois. Car au-delà des divergences conjoncturelles, Lomé et Cotonou demeurent deux capitales liées par l’histoire, la sociologie et la dynamique politique régionale.
C’est dans cet esprit que, lors de la 17e Conférence des présidents d’Assemblée et de section de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, tenue récemment à Lomé, le président de l’Assemblée nationale béninoise, Fifamen Djogbénou, a lancé un appel empreint de solennité. Évoquant deux pays « jumeaux par l’histoire, par la sociologie et par la politique », il a posé les jalons d’un rapprochement nécessaire, fondé sur la diplomatie parlementaire et la solidarité régionale.
Pour José Amoussou, Président de la Coalition Jeunesse Unie pour le Renouveau (CJUR-Togo) ces propos traduisent une vision d’avenir pour la sous-région. L’acteur de la societé civile togolaise salue un discours « d’orateur hors norme », qui place la coopération Togo–Bénin comme une opportunité pour l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, la diplomatie parlementaire peut contribuer à briser les frontières psychologiques, rapprocher les peuples et proposer des solutions renouvelées aux défis sécuritaires et économiques.
Dans cette analyse, José Amoussou insiste sur l’importance d’un esprit d’ouverture dans la gestion des crises régionales. Pour lui, les enjeux sécuritaires, économiques et politiques exigent « un cœur souple et un esprit ouvert », car les peuples ouest-africains partagent un destin commun. Lomé et Cotonou, affirme-t-il, dessinent les contours d’une coopération capable de renforcer l’intégration sous-régionale et de consolider la paix.
L’appel se veut également tourné vers la jeunesse africaine. José Amoussou exhorte les jeunes à s’approprier le message du président de l’Assemblée nationale du Bénin et à devenir des acteurs de paix. « Les dirigeants passent, mais les peuples restent », souligne-t-il, estimant que la jeunesse constitue le socle d’une dynamique durable de développement et de stabilité.
Ainsi, à l’heure où le Bénin s’apprête à écrire une nouvelle page politique, l’appel croisé de Djogbénou et de José Amoussou apparaît comme une invitation à dépasser les tensions pour reconstruire une coopération fraternelle. Une démarche qui, au-delà du Togo et du Bénin, pourrait inspirer toute une sous-région confrontée aux défis de sécurité, d’intégration et de développement.
AA


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