Nucléaire : le Togo veut transformer l’ambition africaine en projets à Lomé en 2027

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Nucléaire : le Togo veut transformer l’ambition africaine en projets à Lomé en 2027

Le Togo prend part cette semaine au World Nuclear Symposium, organisé à Londres jusqu’au 11 septembre 2026 sous le thème « From Ambition to Action ». Le rendez-vous réunit les acteurs de l’industrie nucléaire, des gouvernements, des institutions financières et des investisseurs autour du développement de nouvelles capacités nucléaires. Le « Finance Summit » tenu dans ce cadre hier mercredi 9 septembre a notamment placé le financement au centre des discussions, alors que le coût du capital devient un enjeu aussi important que celui de la construction des centrales.

À Londres, Faure Gnassingbé a défendu une implication plus importante de l’Afrique dans cette dynamique. Dans une tribune publiée en marge du symposium, le Président du Conseil estime que « le nouveau nucléaire mondial ne se fera pas sans l’Afrique ». Il appelle le continent à développer ses compétences, ses capacités réglementaires et ses chaînes de valeur, plutôt que de rester cantonné à l’exportation de matières premières.

Faure Gnassingbé : « Le nouveau nucléaire mondial ne se fera pas sans l’Afrique » – Togo First 

Pour financer cette ambition, le dirigeant togolais identifie un obstacle central. « L’Afrique n’a plus un problème d’ambition nucléaire. Elle a un problème de capital », écrit-il. Il plaide pour une intervention plus précoce des banques multilatérales, des fonds souverains et du secteur privé dans la préparation des projets.

Le Togo prépare son propre cadre nucléaire

Cette position s’inscrit dans une politique engagée depuis plusieurs années. Membre de l’AIEA depuis 2012, le Togo a créé en janvier 2025 le Commissariat à l’énergie atomique, chargé notamment de coordonner les programmes de recherche, de formation et d’application du nucléaire dans l’énergie, la santé et l’agriculture.

Lomé désignée pour accueillir le sommet africain sur l’énergie nucléaire – Togo First 

En septembre 2025, Lomé a également obtenu un siège au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour la période 2025-2027. En février 2026, le pays a signé avec l’agence un Cadre de programmation couvrant 2026-2031, avec des priorités allant de la lutte contre le cancer à l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’énergie.

Togo : création d’un Commissariat à l’énergie atomique

Le pays a par ailleurs engagé le renforcement de son dispositif de sûreté nucléaire. Quatre conventions internationales de l’AIEA ont été adoptées en 2026 et le gouvernement travaille à l’opérationnalisation de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaire.

Après Londres, cap sur Lomé

Cette séquence doit se prolonger à Lomé. La capitale togolaise accueillera, du 1er au 3 juin 2027, la troisième édition du Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA), après Kigali en 2026.

Le Togo veut faire de cette rencontre un espace de structuration de projets, de financement et de coopération autour du nucléaire africain.

Pour Faure Gnassingbé, l’objectif dépasse l’organisation d’une conférence. « Lomé 2027 ne doit pas être une foire aux réacteurs. Il doit devenir une fabrique à projets », écrit-il.

Source :TF

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