Université de Kara : les récits du Sud au cœur de la réflexion sur l’adaptation climatique

Dernières nouvelles

Université de Kara : les récits du Sud au cœur de la réflexion sur l’adaptation climatique

À travers une conférence-débat organisée le 19 octobre 2026 sur le campus sud de l’Université de Kara, chercheurs et étudiants ont exploré la contribution des littératures, des savoirs endogènes et des pratiques locales à la compréhension et à l’adaptation au changement climatique.

L’Université de Kara renforce son engagement dans la réflexion sur les enjeux climatiques. Dans le cadre de ses activités scientifiques et en partenariat avec la Global Alliance of Universities on Climate (GAUC), le Laboratoire LaLD a organisé, le lundi 19 octobre 2026, une conférence-débat ouverte au public autour du thème : « Réhabiter le monde : ce que les récits du Sud nous apprennent de l’adaptation climatique ».

Cette rencontre visait à sensibiliser la communauté universitaire aux défis du changement climatique, tout en mettant en lumière les ressources que recèlent les littératures, les contes, les proverbes et les pratiques agricoles traditionnelles pour favoriser une adaptation durable. L’initiative a également permis de souligner l’importance des savoirs locaux dans la recherche de solutions adaptées aux réalités des communautés.

La littérature, une ressource pour repenser notre rapport à la nature

La communication principale, présentée par Dr Agbessi Akpéné Délalom (M-A), a mis en évidence la place des récits du Sud dans la compréhension de l’urgence climatique. À travers l’analyse de plusieurs œuvres littéraires, ainsi que les réflexions d’écrivains et de critiques, l’intervenante a invité le public à considérer la littérature comme un moyen de repenser les relations entre l’être humain et son environnement.

Son intervention a notamment souligné l’importance de préserver les écosystèmes et de restaurer l’équilibre entre les sociétés humaines et la nature. L’être humain, a-t-elle montré, se trouve au cœur de son environnement, et son bien-être dépend largement de la qualité des relations qu’il entretient avec celui-ci.

Cette approche met ainsi en évidence la capacité des récits littéraires à transmettre des valeurs, à éveiller les consciences et à contribuer à l’émergence de comportements plus respectueux de l’environnement.

Une approche interdisciplinaire face à l’urgence climatique

La conférence s’est poursuivie par une table ronde réunissant des chercheurs issus de plusieurs disciplines, notamment les études anglophones, la géographie rurale et l’aménagement, la chimie et l’environnement ainsi que les lettres modernes.

Les échanges ont porté sur une question centrale : comment les récits issus des sociétés du Sud peuvent-ils contribuer à une meilleure compréhension de l’adaptation climatique ?

Les différentes interventions ont permis de croiser les regards scientifiques sur les causes, les manifestations et les réponses possibles au changement climatique. Les discussions ont notamment fait ressortir le caractère transversal de la problématique environnementale, qui nécessite la mobilisation de plusieurs domaines de connaissance et l’implication de l’ensemble des acteurs sociaux.

La séance de questions-réponses a également donné aux participants l’occasion d’approfondir les réflexions engagées et de souligner la nécessité d’une responsabilité collective dans la construction d’un cadre de vie durable.

Étudiants et chercheurs saluent une initiative porteuse de solutions

Au terme de la rencontre, Dr Agbessi Akpéné Délalom s’est réjouie de l’intérêt manifesté par les étudiants. « J’ai vu l’engouement des étudiants, intéressés et curieux et cela témoigne de l’intérêt que la communauté universitaire porte à la question climatique », a-t-elle déclaré.

Pour Agossou Émile, étudiant en Master 2 d’études anglophones, l’approche pluridisciplinaire de la conférence a permis d’appréhender les enjeux climatiques au-delà du seul champ littéraire. Il retient notamment la responsabilité humaine dans les changements climatiques et s’est engagé à partager les connaissances acquises avec sa communauté.

De son côté, Awati Juiliette, étudiante au département de lettres modernes et activiste engagée sur les questions de genre et de climat, a insisté sur la responsabilité des activités humaines dans la dégradation de l’environnement. Elle préconise des actions concrètes à l’échelle locale, notamment la collecte des déchets plastiques, la lutte contre la déforestation anarchique, le recours au charbon écologique et le reboisement.

À travers cette conférence-débat, l’Université de Kara a ainsi mis en avant la complémentarité entre les savoirs scientifiques, les ressources culturelles et les connaissances endogènes. Une démarche qui rappelle que l’adaptation climatique ne repose pas uniquement sur les innovations techniques, mais aussi sur la valorisation des expériences locales et la transformation des rapports entre les sociétés humaines et leur environnement.

TEDIHOU Esso-Edokim Roland

Laisser un commentaire