Togo-Education/ Que perdent les 137 enseignants exclus de la fonction enseignante ?

La population togolaise est connue pour certaines de ses valeurs qui lui sont propres même si certaines d’entre elles sont sérieusement affectées ses derniers temps. C’est le moins qu’on puisse dire en suivant les vils agitations et attitudes observées depuis un moment par l’illégal  Syndicat des Enseignants du Togo(SET).Au regard de l’approche précautionneuse adoptée par le gouvernement togolais par deux de ses commissaires en l’occurrence le Ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Prof. Dodzi Komla Kokoroko et son collègue de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara pour tenir informer les fauteurs de trouble actuel dans le secteur  de l’enseignement de l’illégalité du SET. La défiance de l’autorité de l’Etat à des fins inavoués ont continué de plus belle avec à la clef des grèves le 24 et 25 et celle du 29,30 et 31 mars 2022. Malheureusement cette deuxième n’ira pas à son terme avant que les sanctions du gouvernement ne tmbent.Suite à cette défiance de l’autorité de l’Etat 137 enseignants sont exclus de la fonction enseignante et mis à la disposition de l’administration publique .Quelles sont les incidences dues à leur nouveau statut ?

Les incidences sont de 5 ordres :

Les enseignants exclus de la fonction enseignante perdent dans un premier temps des avantages de prime spécifiques à la fonction enseignante estimées de 36 à 40 mille selon les catégories ;ils vont être reclassés en catégories inférieur car jouissant d’un saut de classement. Les enseignants sont classés en catégorie supérieur que leur collègue de l’administration publique. Ils perdent les avantages des congés et des vacances, ils auront les 30 jours de congés comme tous les autres fonctionnaires. Ils perdent les avantages de l’évolution horizontale et verticale de l’avancement, ils perdent en outre le statut particulier de la fonction enseignante.

Selon un expert de l’éducation, bon nombre d’entre eux se retrouveront avec la moitié de leur salaire pour les mieux cotés et pour d’autre moins de la moitié de leur salaire. Voilà jusqu’où l’entêtement, l’insubordination, la défiance et le non-respect de l’autorité de l’Etat peut nous conduire.

Selon le ministre Gilbert Bawara

Il s’agit pour l’essentiel, a expliqué le ministre, « d’agents qui se sont illustrés de façon répétitive dans des agissements contraires aux exigences d’enseignants, en s’obstinant à créer et à entretenir dans ce secteur crucial de la vie nationale qu’est l’éducation, des tensions et perturbations ».

Gilbert Bawara dans ses écrits, a précisé que , « malgré les informations du gouvernement quant au défaut d’existence légale et de représentativité du regroupement se faisant appeler « Syndicat des Enseignants du Togo (SET) », les enseignants visés ont continué à  afficher ostensiblement un mépris des lois en vigueur », et « continué à faire montre d’une attitude de défiance envers l’autorité de l’Etat ». 

Par ailleurs, il a souligné que « ces mesures administratives sont sans préjudice des autres dispositions applicables en cas de préavis ou de grèves illicites ». Cependant, le Ministre en charge de la Fonction publique, du travail et du dialogue social a réitéré  la disponibilité du gouvernement à dialoguer et “poursuivre les efforts pour réformer et moderniser” le système éducatif.

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