Bénin : WASCAL renforce le dialogue science-médias pour une meilleure gestion des ressources en eau face au changement climatique
« Le changement climatique n’a pas de frontières. L’eau, c’est la vie. Elle doit être bien documentée pour être mieux gérée. » C’est autour de cette conviction forte que s’est tenue, ce vendredi 6 février 2026 à l’université Abomey Calavi , une rencontre entre le West African Scientific Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) et les professionnels des médias béninois.
Organisée dans le cadre du programme doctoral « Changement climatique et ressources en eau », cette rencontre avec la presse vise à renforcer la visibilité des actions de WASCAL en Afrique de l’Ouest, à favoriser l’appropriation des résultats de recherche par les décideurs et à consolider le rôle stratégique des médias dans la sensibilisation des populations aux enjeux climatiques.
Depuis sa création en 2012, WASCAL s’est imposé comme un pôle régional de référence dans la formation de masters et de doctorants, ainsi que dans la production de connaissances scientifiques utiles à la prise de décision, à la planification du développement et à l’adaptation au changement climatique. Le Bénin, particulièrement exposé aux inondations, aux sécheresses et au stress hydrique, bénéficie de ce programme doctoral spécialisé hébergé à l’Université d’Abomey-Calavi.
Pour cette rencontre de haut niveau, le Directeur exécutif de WASCAL, le Professeur Emmanuel Wendsongré Ramdé, ainsi que le Professeur Koné Daouda, Directeur du renforcement des capacités, ont effectué le déplacement depuis le siège de l’institution à Accra, au Ghana, témoignant de l’importance accordée au dialogue avec les médias.

Prenant la parole, le Professeur Julien Adounkpe, Directeur de la formation doctorale WASCAL, a souligné la contribution concrète des résultats scientifiques de WASCAL dans la gestion des inondations au Bénin, notamment à travers l’appui aux systèmes d’alerte précoce, à la planification territoriale et à la prise de décision fondée sur des données scientifiques fiables.
De son côté, le Professeur Ramdé a mis en avant les mesures d’accompagnement mises en œuvre par WASCAL, parmi lesquelles l’installation de stations de mesure de données climatiques et hydrologiques à travers plusieurs localités du pays, afin d’améliorer la collecte d’informations, la modélisation et le suivi des phénomènes climatiques.
Intervenant à son tour, le Professeur Koné Daouda a rappelé les différentes spécialités offertes dans les pays membres de WASCAL, les critères d’admission au programme doctoral ainsi que le processus rigoureux de formation, fondé sur l’excellence académique, la mobilité régionale et l’encadrement conjoint.

Un fait majeur a également été porté à l’attention : à chaque promotion du programme doctoral, un seul candidat est retenu par pays membre. Face aux besoins croissants en experts africains sur les questions climatiques et hydriques, la Professeure Flora Josiane Chadare, Première Vice-Présidente du Conseil d’Administration de WASCAL, a lancé un appel solennel aux personnes physiques et morales désireuses de parrainer ou sponsoriser des candidats à cette formation de haut niveau. Les potentiels partenaires sont invités à se rapprocher de l’administration de WASCAL afin d’explorer les modalités de financement.

Les journalistes, venus aussi bien des médias publics que privés, ont trouvé des réponses à l’ensemble de leurs préoccupations au cours des échanges. Ils se disent désormais mieux outillés pour informer, sensibiliser et éclairer le grand public sur les enjeux du changement climatique et de la gestion durable des ressources en eau.
Les étudiants de la promotion en cours étaient également présents, aux côtés de quelques alumni, qui ont témoigné de la valeur ajoutée de la formation WASCAL, tant en matière de compétences scientifiques que d’opportunités professionnelles et de leadership.
À travers cette rencontre, WASCAL réaffirme sa vision: faire de la science un levier d’action, de l’information un outil de transformation, et de l’eau un bien commun protégé au service des générations présentes et futures.
Ing Ilyame O-L




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