Kozah : le gouvernement fixe le cap de l’émergence à l’horizon 2040 lors du séminaire gouvernemental

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Kozah : le gouvernement fixe le cap de l’émergence à l’horizon 2040 lors du séminaire gouvernemental

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a ouvert, le jeudi 11 juin à Djamdè, dans la commune Kozah 4 (région de la Kara), les travaux du séminaire gouvernemental consacrés à la définition des orientations stratégiques devant accompagner la finalisation de la feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Cette rencontre de haut niveau réunit les membres du gouvernement, des experts ainsi que des partenaires internationaux. L’objectif assigné à cette démarche est de doubler le niveau de vie moyen des populations togolaises et de ramener l’incidence de la pauvreté à moins de 15 % d’ici à l’horizon 2040.

Cette retraite stratégique est marquée par la présentation des éléments de diagnostic élaborés avec l’appui de la Banque mondiale, les contributions des membres du gouvernement ainsi que le partage d’expériences de hauts responsables de pays ayant connu une transformation économique rapide, notamment le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie, l’Île Maurice, le Brésil et la Corée. Ces échanges visent à renforcer l’alignement interministériel, à éclairer les choix stratégiques et à définir les modalités institutionnelles et opérationnelles susceptibles de garantir une mise en œuvre efficace, crédible et durable des réformes envisagées dans le cadre de cette nouvelle feuille de route.

Le Président du Conseil a invité les membres du gouvernement à examiner avec lucidité la trajectoire nationale, en évaluant les progrès accomplis, en identifiant les blocages persistants et en hiérarchisant les leviers d’une transformation économique durable.

« Les pays qui ont réussi leur transformation n’ont pas tout fait en même temps. Ils ont choisi, concentré leurs ressources et maintenu l’effort dans la durée », a-t-il déclaré.

Le Président du Conseil a structuré son intervention autour de quatre axes fondamentaux. Le premier porte sur l’élaboration d’un diagnostic partagé devant déboucher sur des choix stratégiques assumés. Il s’agit, au-delà des analyses techniques, d’identifier avec précision les véritables moteurs de la croissance, les conditions favorables à la création d’emplois productifs, les leviers d’attraction des investissements ainsi que les moyens de réduire les disparités territoriales.

Le deuxième axe concerne le maintien d’une ambition élevée, confrontée toutefois aux réalités de la mise en œuvre, notamment les hypothèses de croissance, les conditions de financement et les capacités d’exécution de l’État.

Le troisième axe est relatif à l’adaptation à un contexte international exigeant, marqué par le durcissement des conditions de financement extérieur et les tensions géopolitiques. Face à ces contraintes, le Président du Conseil a plaidé pour une plus grande sélectivité dans les choix d’action. « Cela doit nous obliger à mieux choisir, mieux financer, mieux circonscrire et mieux exécuter », a-t-il souligné.

Le quatrième axe met l’accent sur la nécessité d’une transformation structurelle intégrée, articulée autour des chaînes de valeur, de l’industrialisation, de la logistique, du développement territorial, de l’investissement privé et du capital humain.

Le Président du Conseil a particulièrement insisté sur l’interdépendance de ces différents piliers, notamment dans le processus de modernisation agricole qui requiert des infrastructures adéquates, un foncier sécurisé, des financements adaptés ainsi que des compétences renforcées.

Faure Gnassingbé a appelé à des échanges francs et orientés vers l’action, avec l’exigence de passer du diagnostic aux choix stratégiques, puis à une méthode rigoureuse traduite en programmes concrets assortis de financements clairs, de responsabilités définies et de résultats tangibles au profit des citoyens.

AA

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