Conseil des ministres/ Le President de MTU,Emmanuel Kpognon : « La réforme du secteur routier ouvre une nouvelle ère pour les infrastructures »
Pour le président du Mouvement Togo Uni (MTU), Emmanuel Kpognon, la réforme institutionnelle engagée par le gouvernement dans le secteur routier constitue une évolution majeure dans la gouvernance des infrastructures au Togo. À travers la création de l’Agence des travaux et de gestion des routes du Togo (AGEROUTE TOGO) et de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), en remplacement de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER), les autorités apportent, selon lui, une réponse concrète à une préoccupation longtemps exprimée aussi bien par les usagers que par les acteurs du secteur.

D’après Emmanuel Kpognon, cette réforme permet avant tout de clarifier les responsabilités des différentes institutions intervenant dans le domaine routier. Pendant plusieurs années, explique-t-il, la SAFER avait essentiellement pour mission de mobiliser les ressources destinées pour la construction du réseau routier. Cependant, dans l’opinion publique, cette distinction n’était pas toujours bien comprise. Parce qu’elle assurait la collecte des ressources affectées au secteur, la SAFER était fréquemment tenue responsable de l’état des routes, alors même qu’elle n’était ni maître d’ouvrage des projets routiers ni chargée de leur exécution.
Selon le président du MTU, cette confusion a souvent conduit les usagers à adresser leurs critiques à une structure dont les attributions étaient limitées à la collecte de ressources et à l’entretien routier. « Beaucoup de citoyens assimilaient la SAFER à l’entité responsable de la construction des routes, alors que sa mission consistait essentiellement à mobiliser les ressources nécessaires à leur entretien », fait-il observer.

À ses yeux, la réforme adoptée par le Conseil des ministres met fin à cette ambiguïté en opérant une séparation fonctionnelle claire entre le financement et la réalisation des projets. Désormais, la SONAFIR aura pour mission de mobiliser les ressources financières et de développer des mécanismes innovants de financement des infrastructures routières, tandis que l’AGEROUTE TOGO sera chargée de la maîtrise d’ouvrage déléguée, du suivi technique et de la conduite des projets routiers.
Pour Emmanuel Kpognon, cette spécialisation des missions devrait permettre d’améliorer la qualité de la gouvernance du secteur, d’accélérer l’exécution des travaux et de renforcer l’efficacité des investissements publics. Il estime qu’en identifiant clairement les responsabilités de chaque institution, les citoyens pourront mieux apprécier les performances des différents acteurs intervenant dans la chaîne de réalisation des infrastructures.
Le président du MTU souligne également que cette évolution ne constitue pas une rupture, mais l’aboutissement d’une réflexion engagée depuis plusieurs années.
« Cette réforme montre que les autorités ont pris en compte les réalités du terrain et les difficultés observées dans le fonctionnement du secteur. Elle vient renforcer la gouvernance des infrastructures routières tout en répondant aux attentes des populations en matière de qualité des routes et de célérité dans l’exécution des travaux », analyse Emmanuel Kpognon.
Pour le président du Mouvement Togo Uni, cette nouvelle organisation devrait contribuer à rendre l’action publique plus lisible et plus performante. Il considère que la complémentarité entre la SONAFIR et l’AGEROUTE TOGO permettra d’optimiser la mobilisation des ressources, d’améliorer la programmation des investissements et d’offrir aux usagers des infrastructures routières mieux entretenues et réalisées dans des délais plus maîtrisés.
À terme, conclut Emmanuel Kpognon, cette réforme traduit la volonté du President du Conseil Faure GNASSINGBE de moderniser davantage durablement le secteur routier en dotant le Togo d’institutions spécialisées, capables d’accompagner les ambitions nationales en matière de développement des infrastructures .
AA




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