Aires protégées : le Togo renforce son arsenal juridique pour préserver son patrimoine naturel
Les députés ont adopté, le jeudi 13 août 2026 à Lomé, le projet de loi relatif à la création et à la gestion des aires protégées au Togo. Le texte a été voté au cours de la deuxième séance plénière de la deuxième session extraordinaire de l’année 2026, sous la direction du président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou.

La séance s’est déroulée en présence du ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Prof. Dodzi Komla Kokoroko, ainsi que du directeur général de l’Office national des aires protégées (ONAP), le lieutenant-colonel Detse Komla.
Préserver la biodiversité et renforcer la résilience climatique
Le nouveau texte entend renforcer le cadre juridique régissant la création, la gestion et la conservation des aires protégées au Togo. Il s’inscrit dans une démarche qui associe préservation du patrimoine naturel, lutte contre la dégradation des écosystèmes et amélioration des conditions de vie des populations riveraines.
Au-delà de leur fonction de conservation de la biodiversité, les aires protégées constituent aujourd’hui un levier important de lutte contre les effets du changement climatique. Elles contribuent notamment à la préservation des ressources en eau, des sols, des paysages et des écosystèmes, tout en renforçant la capacité des communautés à faire face aux effets du dérèglement climatique.
Le Togo compte actuellement environ 80 aires protégées, parmi lesquelles les réserves de Fazao-Malfakassa, d’Abdoulaye et de Togodo. L’ensemble représente près de 14 % du territoire national.
Une gestion qui prend en compte les populations
À l’Assemblée nationale, le président Prof. Komi Selom Klassou a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, fondée sur le triptyque « protéger, rassembler, transformer ».
Il a insisté sur l’importance d’une politique de conservation prenant en compte les réalités des communautés locales. Selon lui, le texte a été conçu dans le respect des droits fondamentaux, des usages traditionnels compatibles avec la conservation et des exigences de cohésion sociale.

Pour le président de l’Assemblée nationale, l’adoption de cette loi devrait permettre au Togo de mieux protéger sa biodiversité, de faire face aux différentes pressions exercées sur la faune et la flore et de contribuer à l’objectif national d’extension de la couverture forestière.
Le gouvernement s’engage à une mise en œuvre responsable
Le ministre de l’Environnement, Prof. Dodzi Komla Kokoroko, a salué l’adoption de cette nouvelle loi par les députés. Il a estimé qu’elle offre au pays un cadre renforcé pour préserver durablement ses ressources naturelles.
Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer une application responsable et efficace du texte, afin de concilier les impératifs de conservation de la biodiversité avec les besoins des populations vivant autour des aires protégées.
À travers cette réforme, le Togo entend ainsi consolider sa politique de protection de l’environnement et faire des aires protégées un véritable outil de conservation, de développement local et de résilience face au changement climatique.
Ing Ilyame O-L





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